Chocolat, margarine, plats surgelés, rouge à lèvre, shampoing... autant de produits qui figurent régulièrement sur nos listes de courses et dans nos placards. Mais derrière ces noms innocents, se cache un fléau : l’huile de palme, deuxième huile de consommation après l’huile de soja. Elaeis guineensis, originaire d’Afrique de l’ouest, importé comme plante d’ornement en Malaisie, y a été cultivé à partir des années 1960 à grande échelle. Aujourd’hui, ce sont des millions d’hectares qui s’étendent à perte de vue en Malaisie et en Indonésie. Une véritable manne financière. Cependant ces vastes monocultures mettent en péril la forêt tropicale, brûlée sous couvert d’El nino, le coupable idéal. De plus, elles bafouent les droits des populations locales à qui l’ont ‘vole’ les terres sans aucune forme de compensation. En 2005, des entreprises et ONG se sont réunies à Jakarta pour discuter des solutions à envisager pour faire de l’huile de palme une culture plus respectueuses de l’environnement et des droits de l’homme. Malheureusement la mobilisation n’est pas encore à la hauteur de la gravité de la situation. Dans 5 ans, la forêt de Sumatra aura disparu et avec elle tigres et orangs-outans, et que dire de celle de Bornéo qui part, mois après mois en fumée sans que personne ne s’en soucie ?
Arrêtons de participer à la destruction de la forêt tropicale et, en faisant nos courses, ayons un geste de citoyen du monde en bannissant ces produits de notre panier !
Emmanuelle Grundmann