au détour d’un arbre moussu, sous un crépuscule naissant, la voici, noire luisante, zébrée d’un jaune mordoré belle salamandre en route pour quelques pérégrinations gastronomiques nocturnes !
Protégée par une peau ponctuée d’une myriade de glandes à mucus empoisonné - des neurotoxines tel que le samandarin - la salamandre avance lentement, sûre d’elle et pas peureuse pour un sou, dans le sous-bois bleuté. Cet habit suintant les alcaloïdes lui sert non seulement de protection contre les prédateurs, mais également de parure anti-bactéries et champignons qui se plaisent tant sur ces peaux humides à souhait !
Cyril Ruoso